La nouvelle tombe, sèchement. Des spécialistes de la santé montrent du doigt un certain nombre de cosmétiques pour bébés distribués aux jeunes mamans dans nombre de maternités. On évoque des “coktails toxiques” et ça fait froid dans le dos. Directement en cause, les parabens qui affectent la croissance, le développement et le bisphénol A (interdit récemment dans la fabrication des biberons au Canada) un produit chimique présent dans de nombreuses bouteilles plastiques et biberons. Des médecins, cancérologues, chimistes proposent l’application du principe de précaution et l’arrêt de la distribution de ces malettes en maternité, certains demandant également aux autorités sanitaires de soumettre les produits cosmétiques à un autorisation de mise sur le marché, comme c’est le cas aujourd’hui pour les médicaments. Le temps passe et donne raison à toutes celles et ceux qui ont choisi une autre voix, celle de la sagesse et de la raison. Celle des cosmétiques bio.
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Bon, évidemment, à y regarder de près, la noix de lavage a tout pour nous séduire, nous les occidentaux farouchement remontés depuis ces décénnies où l’industrie lessivière se paye notre tête et pollue nos rivières en intégrant dans leurs lessives les pires saloperies chimiques. Et là, tout droit venue d’Inde, le pays de la sagesse et de Gandi, voilà un produit utilisé par les femmes indiennes au quotidien depuis des temps immémoriaux pour laver sans polluer. Un produit naturel, une lessive qui pousse dans les arbres - le sapindus mukorossi - qui ne pollue pas, et qui plus est un produit équitable ? Ici, à la rédaction d’AcheterBio, évidemment on était impatient de tester, alors on a testé. On a testé à peu près tout ce qui se fait en matière de noix de lavage sur le marché français et franchement on en est assez rapidement revenu ! Dailleurs on n’est pas les seuls à en être revenu, si l’on en juge des avis reçus sur nos différents guides. “J’ai testé les noix de lavage, j’ai l’impression que c’est aussi efficace que de l’eau pure” nous écrit Nicole avec une pointe d’humour. Ca c’est le côté pile du problème, le côté face est un peu plus pervers. On se prend à espérer que les noix de lavage ne connaissent jamais un succès éclatant, car l’Occident, avec sa puissance d’achat et ses mauvaises habitudes consuméristes aurait vite fait de dérégler un marché séculaire, privant l’Inde d’un produit aussi traditionnel que non-polluant.
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Oui, je dis bien Histoire de la télévision. Car le reportage diffusé par Arte hier soir rentrera dans l’histoire, en tout cas dans la mienne. Un reportage édifiant, pour ne pas dire hallucinant. Comment et par quels moyens une firme américaine a-t-elle réussi à imposer au monde un ensemble de technologies reconnues comme néfastes et polluantes ? C’est ce que cet excellent reportage de Marie-Monique Robin explique tout au long d’une enquête détaillée, minutieuse, intelligente, impertinente. On y voit des politiques désemparés, avouant sans ambage leur impuissance devant la puissance des lobbys de la firme Monsanto. On y voit les dégâts provoqués par l’agent orange, le défoliant made in Monsanto, sur la forêt vietnamienne et le désastre causé sur les populations. On y comprend comment une firme vend des semences de soja “Roundup ready” (du nom du désherbant ultra-polluant signé Monsanto) pour vendre du désherbant. Monsanto gagne sur les deux tableaux, en vendant la semence ET le désherbant qui tue tout sauf la plante de soja. Et encore ! Monsanto ayant l’exclusivité du brevet, les agriculteurs sont condamnés à acheter leurs semences chez Monsanto. Et nulle part ailleurs. Du point de vue stratégie, c’est brillant ! Du point de vue humaniste et écologique, c’est déplorable, voire honteux. Et puis il y a les OGM et là, Monsanto a fait très fort, niant que le transgène se ballade dans la nature. En clair, si on plante du maïs OGM sur une parcelle, il ne risque pas de contaminer un maïs non transgénique. C’est faux. Non seulement la nature fait ce qu’elle veut, mais il y a un vrai danger à laisser les OGM envahir nos champs européens. Alors on se dit avec le recul que les faucheurs volontaires ne sont pas des voyous et que José Bové, tout compte fait, a peut-être raison ? Il a raison et la France doit maintenir son principe de précaution, en refusant en bloc les semences transgéniques. Ce reportage restera dans ma mémoire pour longtemps comme une prise de conscience radicale sur le problème des OGM. Quant à Roundup, mon jardin n’est pas prêt d’en entendre parler. Je préfère la mauvaise herbe à la firme Monsanto.
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Allumez votre poste de télévision et ouvrez grand vos yeux et vos oreilles. Ce soir du 11 mars 2008, Arte propose le reportage de Marie-Monique Robin “le monde selon Monsanto” ou comment une firme, au nom d’une sacro sainte rentabilité, utilise manipulations et mauvaise foi pour mettre sur le marché son maïs transgénique. Monsanto. Le nom à lui seul fait frémir. Car la firme ne se contente pas de produire des céréales génétiquement modifiées, les OGM, elle commercialise aussi - et on le sait moins - nombre de produits hautement toxiques, à commencer par des désherbants. Le reportage proposé par Arte ce soir à 21 heures l’affirme sans détour : “Les OGM d’aujourd’hui, ce sera l’amiante de demain”. Alors, pour ne pas attendre de savoir à quelle sauce biotechnologique la firme Monsanto va nous manger, nous serons devant notre écran de télé ce soir, sur Arte !
• voir le site de Arte télévision
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