Pour décrédibiliser une cause, c’est assez simple. D’abord, il faut parier sur la durée, créer des événements, même mineurs, avec un soupçon de parfum de scandale. Ensuite il faut utiliser les médias disponibles, presse, télévision et ne pas hésiter à utiliser des experts. Et voilà comment on se retrouve à regarder un reportage à la télé sur un sujet qu’on connaît plutôt bien ici, les cosmétiques bio. Là, une experte en matières de cosmétiques, qui fait référence en la matière (c’est en tout cas de cette façon qu’elle est présentée) va nous expliquer qu’au fond, tout compte fait les cosmétiques bio utilisent certains conservateurs prohibés et que quand c’est pas le cas ils utilisent massivement l’alcool (une substance présentée comme nocive pour la peau), que l’utilisation de certains ingrédients bio comme les huiles essentielles peuvent provoquer des allergies. Reportage chez un fabriquant à l’appui (on a reconnu Weleda), l’effet de ce genre de sujet peut être dévastateur. Après l’incident d’un produit Cattier, interdit par l’AFSSAPS, des articles de presse, ce reportage à la télévision, on pourrait légitimement se demander s’il n’y a pas une véritable cabale après le bio d’une manière générale.
Le bio se développe, le bio est tendance. Il suffit d’ouvrir les yeux et les oreilles. Chacun revendique sa part du rêve, à grands renfort de pub. Ici un fabriquant d’ordinateur affirme haut et fort que son nouveau portable na jamais été aussi vert, quand on sait que ce même fabriquant a longtemps été montré du doigt par Greepeace comme l’un des plus polluants de la planète, ça ne manque pas de piment ! Là un constructeur de maison individuelle déclare son amour pour la planète : une petite feuille verte ajoutée au logo, c’est une conscience verte à peu de prix. Le succès du bio dérange sans aucun doute une industrie lourde qui veut pouvoir continuer son risky business dans l’indifférence générale. Indifférence ? Pas sûr. A nous de faire le tri et de ne pas nous laisser berner.






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