Le bio ça marche. Le bio c’est tendance. Le bio ça fait vendre. Non, vous ne rêvez pas. Les marketeux de tout poil, qui sont payés pour sentir le vent de la tendance, ont humés le doux parfum qui exhale des produits bio. Ni une, ni deux, ils se sont dit, là mon gars, y’a du fric à faire ! Et voilà que les grands lessiviers se mettent à intégrer une quantité infinitésimale d’huiles essentielles dans leurs lessives. Vous savez ? La lessive, celle qui regorge de produits chimiques qui pourrissent notre environnement, qui polluent les rivières, mais qui rapporte tellement de beaux bénéfices. Et voilà que les grands labos rachètent à tour de de bras des sociétés de cosmétiques bio et se faisant, ils s’achètent une conscience, pour oublier toutes ces années où ils ont tout misé sur leurs produits pourris à base de phtalates, testés sur des animaux qui ne leur en demandaient pas tant. Tout le monde s’est invité à la grande fête du bio, industriels, grande distribution, tout le monde veut en être, tout le monde veut en croquer. Et chacun y va de son couplet bio, éthique, équitable. Et nous dans tout ça ? Nous qui n’avons pas attendu, nous qui nous sentons quelque part responsables d’avoir participé, même modestement, à la tendance bio. Lorsque nous avons créé AcheterBio.com il y a trois ans, il n’existait qu’une poignée de boutiques. Aujourd’hui, nous recevons un nombre inimaginable de propositions de nouvelles boutiques et la liste d’attente s’allonge, de jour en jour. Car AcheterBio.com demeure un guide et pas un vulgaire annuaire qui référence tout et n’importe quoi. Plus le temps passe, plus le niveau d’exigence de notre rédaction augmente. Impertinente, résolument subjective, exigeante, éthique. Ici, chez AcheterBio, tout le monde il est bio mais tout le monde il est éthique, à défaut d’être complaisant.
Archives mensuelles pour mars 2008
Cosmétiques, rien que le mot ça sous-entend que c’est pour les filles. Il y a une image qui colle aux basques des cosmétiques et cette image on la ressentait assez négative, avant l’avénement des cosmétiques bio. Parce que, de vous à moi, me tartiner avec un produit dont je ne sais pas trop d’où il vient, s’il a été testé sur des animaux, s’il contient des trucs pas clairs ou carrément pas bons pour ma santé, franchement c’est pas ma tasse de thé. Même si la pub me rebat les oreilles à grands coup de spot et m’assure que je le vaux bien. Non, ma santé ne vaut pas que je me risque à utiliser des produits que je ne sens pas. Et puis maintenant il y a des cosmétiques bio, avec des chartes, une certaine conception de la transparence, une éthique. Et je découvre que nous (les hommes), nous aussi nous avons le droit de renvendiquer d’être bien dans notre peau et donc d’en prendre soin. En participant (activement) au projet cosmetiquesbio.net j’ai découvert - merci les filles ! - des produits vraiment épatants : ici l’après-rasage Bio for men, là un déodorant Lavera. J’ai redécouvert les vertus d’un savon à raser et d’un blaireau. Ce qui caractérise les cosmétiques bio, c’est l’incroyable capacité qu’on leur concepteurs à imaginer des produits rares qui donnent vraiment envie : cèdre, karité, santal, myrrhe, lait d’anesse, guarana, … ou les vertus d’une simple pierre d’alun brute. Alors ? Convaincu ? Il suffit d’essayer, vous n’en reviendrez pas !
J’ai découvert que l’argousier est une espèce qui appartient au genre hippophae, un mot qui vient du grec hippo qui signifie cheval et phaos qui signifique reluire. En fait le le mot vient du bon sens populaire qui avait constaté que les chevaux qui consommaient des rameaux d’argousier avaient une tonicité particulière et un poil luisant. Pas étonnant ! Ce petit arbrisseau épineux qu’on trouve à l’état sauvage dans les Alpes produit un petit fruit orangé ovale particulièrement riche en vitamlines. A dire vrai ce petit arbre est béni des dieux ! On en tire un extrait qui peut se consommer le matin à jeun. Un coup de barre ? Une cuillère à soupe diluée dans un peu d’eau pendant quinze jours et vous retrouvez une énergie à tout crin (reluisant comme les chevaux de l’antiquité !). L’argousier est aussi largement utilisé en cosmétiques : crème fortifiante pour le visage, shampooings, savons, … on ne compte plus les applications de ce petit fruit orange, gorgé de soleil.
Oui, je dis bien Histoire de la télévision. Car le reportage diffusé par Arte hier soir rentrera dans l’histoire, en tout cas dans la mienne. Un reportage édifiant, pour ne pas dire hallucinant. Comment et par quels moyens une firme américaine a-t-elle réussi à imposer au monde un ensemble de technologies reconnues comme néfastes et polluantes ? C’est ce que cet excellent reportage de Marie-Monique Robin explique tout au long d’une enquête détaillée, minutieuse, intelligente, impertinente. On y voit des politiques désemparés, avouant sans ambage leur impuissance devant la puissance des lobbys de la firme Monsanto. On y voit les dégâts provoqués par l’agent orange, le défoliant made in Monsanto, sur la forêt vietnamienne et le désastre causé sur les populations. On y comprend comment une firme vend des semences de soja “Roundup ready” (du nom du désherbant ultra-polluant signé Monsanto) pour vendre du désherbant. Monsanto gagne sur les deux tableaux, en vendant la semence ET le désherbant qui tue tout sauf la plante de soja. Et encore ! Monsanto ayant l’exclusivité du brevet, les agriculteurs sont condamnés à acheter leurs semences chez Monsanto. Et nulle part ailleurs. Du point de vue stratégie, c’est brillant ! Du point de vue humaniste et écologique, c’est déplorable, voire honteux. Et puis il y a les OGM et là, Monsanto a fait très fort, niant que le transgène se ballade dans la nature. En clair, si on plante du maïs OGM sur une parcelle, il ne risque pas de contaminer un maïs non transgénique. C’est faux. Non seulement la nature fait ce qu’elle veut, mais il y a un vrai danger à laisser les OGM envahir nos champs européens. Alors on se dit avec le recul que les faucheurs volontaires ne sont pas des voyous et que José Bové, tout compte fait, a peut-être raison ? Il a raison et la France doit maintenir son principe de précaution, en refusant en bloc les semences transgéniques. Ce reportage restera dans ma mémoire pour longtemps comme une prise de conscience radicale sur le problème des OGM. Quant à Roundup, mon jardin n’est pas prêt d’en entendre parler. Je préfère la mauvaise herbe à la firme Monsanto.
Dans la série “mais pourquoi on n’y a pas pensé plus tôt ?” voici l’objet que toute la rédaction d’Acheter Bio s’est arraché ! Une agrapheuse sans agraphe. Plus durable que ça, ça n’existe carrément pas… En fait, le truc agaçant avec les agrapheuses, c’est que bien souvent, chaque fois qu’on veut s’en servir, c’est justement le moment où il n’y a plus… d’agraphes. En général, c’est un grand moment de solitude, immédiatement suivi d’un mouvement de colère. Avec cette agrapheuse, ça ne risque pas d’arriver. Il n’y a pas d’agraphe, juste un système astucieux qui gauffre ensemble et solidement jusqu’à quatre pages ensemble. Pas d’agraphe en métal qui rouille et qui pique. Peut être utilisé en toute sécurité par toute la famille. Passe au destructeur sans avoir l’agraphe à ôter. Durable. Super économique.
Shelter. Derrière ce nom un peu rock’n'roll se cache la nouvelle génération de porte-bébé, absolument super pratique. Le Shelter permet plein de choses, porter son bébé contre soi, dans une position de partage, non seulement entre la maman et son bébé, mais aussi entre le bébé et la découverte du monde. Comme le Shelter fait aussi office de couverture, bébé est à l’abri, dans un cocon, bien au chaud. Si on vous dit qu’en plus le Shelter est adaptable sur un siège auto, vous comprendrez mieux pourquoi nous l’avons qualifié de porte-bébé ultime. Gé-nial !
Allumez votre poste de télévision et ouvrez grand vos yeux et vos oreilles. Ce soir du 11 mars 2008, Arte propose le reportage de Marie-Monique Robin “le monde selon Monsanto” ou comment une firme, au nom d’une sacro sainte rentabilité, utilise manipulations et mauvaise foi pour mettre sur le marché son maïs transgénique. Monsanto. Le nom à lui seul fait frémir. Car la firme ne se contente pas de produire des céréales génétiquement modifiées, les OGM, elle commercialise aussi - et on le sait moins - nombre de produits hautement toxiques, à commencer par des désherbants. Le reportage proposé par Arte ce soir à 21 heures l’affirme sans détour : “Les OGM d’aujourd’hui, ce sera l’amiante de demain”. Alors, pour ne pas attendre de savoir à quelle sauce biotechnologique la firme Monsanto va nous manger, nous serons devant notre écran de télé ce soir, sur Arte !
Ici, à AcheterBio, le crayon graphite HP avec gomme c’est notre outil de travail. Et comme dirait notre rédac chef bien-aimée : “un crayon ça a besoin d’écrire et pis c’est tout”. Donc notre crayon officiel, évidemment, il est nature, pas de peinture, pas de vernis, rien du tout. Juste un joli crayon en bois qu’on taille chaque matin et qui écrit drôlement bien. Seulement voilà, quand la taille du crayon se réduit à quatre ou cinq centimètres, l’heure de la retraite a sonné (pour le crayon). Pas vraiment durable comme attitude ! Et là, on vient de trouver un système aussi ingénieux qu’élégant, le rallonge-crayon. On enfile le crayon dans la partie métallique, une bague de serrage et voilà votre crayon qui repart pour un tour et là vous pouvez l’user jusqu’à la couenne. Une idée simple, durable, écolo, économique, universelle !
Florame signe avec ce diffuseur de poche une bien belle idée. Un réceptacle en bois dans lequel vient se loger une petite bouteille d’huiles essentielles au parfum d’agrumes. On introduit le sticker en bois dans le flacon et le tour est joué. Les huiles essentielles remontent par le baton et embaument l’endroit. Au fur et à mesure de l’évaporation il suffit de garder le baton au contact du liquide et vous voilà partie pour des semaines d’air pur et une ambiance assainie. En plus, un ingénieux autocollant velcro détachable permet de coller le flacon n’importe où. Florame décline cette jolie idée en plusieurs parfums, c’est génial. Et là vous me dites, mais pourquoi on n’y a pas pensé avant ? Je ne sais pas. En tout cas, une chose est sûre. Même le prix vous fera sourire (7,95 €).
L’idée de créer un blog nous titillait depuis longtemps, pas tellement pour être dans l’air du temps ou suivre une quelconque mode, mais plutôt pour disposer d’un outil collaboratif permettant à n’importe quel membre de la rédaction du guide Acheter Bio d’intervenir en temps réel pour donner une info, partager un coup de coeur (ou un coup de gueule). Notre équipe découvre, explore chaque jour des boutiques nouvelles qui vont être référencées dans AcheterBio.com mais nous recevons aussi un tas de produits nouveaux que nous testons toujours avec beaucoup d’enthousiasme ! Parfois il arrive que la déception soit au bout du banc d’essai mais souvent, très souvent, nous sommes emballées par la qualité et l’imagination des fabricants.
Après notre guide-boutiques Acheterbio.com et nos cinq guides-produits sur des thématiques précises - cosmétiques bio, enfance au naturel, alimentation bio, mode bio, produits pour la maison - ce blog AB comme… va devenir un terrain de jeux supplémentaire pour toute la rédaction. Restez branchés !
Hélène
rédactrice en chef

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